Les bons-à-rien

«Les bons-à-rien», c'est notre histoire à nous, ce
groupe de désoeuvrés que nous formions à Toulouse occupés
seulement à traîner de café en café, de restaurant en
restaurant, à faire et à défaire gratuitement le monde, histoire
de passer le temps et de le faire passer d'une manière qui nous
paraisse intéressante à nos yeux de «flambeurs», de «m'as-tu-vu»
et de glandeurs dont tout le but, dans la vie, était de
camoufler qu'ils n'en avaient aucun et de mener une vie de
bohème, insouciante et qui masquait pourtant leur profonde
détresse...
Oui, tels nous étions et cette histoire est une
histoire vraie, touchant à la fois mon passé d'adolescent et
notre existence à tous, bien après ... de parasites tirant le
diable par la queue et ne faisant rien de bon de leur vie.
Pierre a vraiment existé, et je suis vraiment l'enfant
des Minimes dont il appartient au lecteur de se reconnaître ou
pas, comme il jugera bon en se sondant lui-même dans sa
manière à lui de mener son existence, dans ce petit roman.