Protection de l'environnement marin et côtier dans la région du golfe de Guinée

En mai 2010, au moment où la fuite du pétrole dans le golfe du
Mexique faisait les gros titres de la presse mondiale, à l'autre bout
du monde, dans le golfe de Guinée plus précisément, une énième
rupture d'oléoduc provoquait également une marée noire. Selon
Amnesty International, en 50 ans, 9 millions de barils de brut se sont
déversés dans le delta du Niger. La marée noire du golfe du Mexique
était certes importante - 30 millions de barils de pétrole échappés
du puits de BP en quelques jours, mais la couverture médiatique des
deux événements était complètement disproportionnée. Qui doit
payer pour remettre en l'état l'environnement dans cette région ?
Les États de la sous-région se sont saisis du problème en adoptant
une série de textes qui cherchent à mettre fin ou à tout le moins
réduire la pression sur les écosystèmes et les ressources. Mais,
à l'évidence, légiférer ne suffit pas à garantir l'efficacité d'un droit.
Organiser une coopération efficace, adapter les textes aux réalités
locales, identifier les pollueurs, définir à quelles conditions ceux-ci
devraient être amenés à réparer, s'assurer de la viabilité économique
du régime proposé : telles sont notamment les problématiques
auxquelles cette recherche s'attelle, pour contribuer à une plus
grande responsabilisation de chacun face à l'environnement marin
et côtier sous régional et à une meilleure compréhension des enjeux
de l'Afrique de demain.