Le procès de Socrate : un philosophe victime de la démocratie ?

Athènes, 399 av. J.-C. Un philosophe est condamné
à mort. Ce philosophe, c'est Socrate, l'amoureux
de la Sagesse, le chercheur infatigable de la vérité.
Athènes, c'est la cité démocratique par excellence, où règnent
la tolérance et la liberté.
Quels sont les motifs d'accusation qui s'élèvent contre Socrate
? Le fait de «corrompre la jeunesse» est-il une cause
suffisante pour mettre un homme à mort ? Socrate a-t-il
réellement refusé d'honorer les dieux de la cité ? Ou bien
est-ce la foule d'Athènes qui est à ce point incapable de
discerner ce qui est juste et bien ?
Tout au long du procès qu'on lui intente, Socrate se défend
contre les juges d'Athènes par des réponses puissantes où
chaque mot est pesé. Son attitude reste admirable de sérénité
jusqu'au-devant de la mort qui s'impose à lui. Du
début à la fin de son jugement, Socrate se transforme en un
ardent défenseur de la liberté de l'individu face au pouvoir
politique.
Ainsi se dresse, dans le contexte historique et social de
l'époque, la figure exemplaire d'un philosophe. Pourquoi
et comment, vingt-cinq siècles plus tard, l'image de Socrate
est-elle devenue un mythe qui marque encore aujourd'hui
la civilisation occidentale tout entière ; telle est la question
que pose cet ouvrage.