Bossemans et Coppenolle

C'est une petite bombe qui éclata dans le ciel bruxellois, le
25 février 1938, avec l'arrivée au théâtre du Vaudeville, de
Bossemans et Coppenolle, deux personnages dans lesquels la
population de la capitale reconnut aussitôt deux authentiques
«Brusseleirs» auxquels s'identifier.
Il y a de cela quelques décennies ! Pour les pièces de théâtre, un
cas d'exceptionnelle longévité, pour ne pas dire de classicisme.
Et cette durée est attestée par les nombreuses reprises, une suite :
Bossemans et Coppenolle à Hollyfoot et, tout récemment, la
traduction de la pièce en... bruxellois flamand ! Succès parisien
aussi et pièce prémonitoire dans la mesure où elle annonçait
l'engouement des foules pour le ballon rond.
Succès inattendu également grâce à l'apparition d'un petit rôle
qui allait bientôt vivre sa vie propre, celui de l'ineffable Amélie
Van Beneden, mieux connue sous le sobriquet de «Madame
Chapeau» inventé par «les crapuleux de sa strotje» !
Publié en 1978, le texte fut rapidement épuisé et jamais réédité.
Il se devait d'entrer dans la collection Racine, consacrée aux
classiques bruxellois, aux côtés de Virgile et Jean d'Osta.