Anti-yéyé : une autre histoire des sixties

Une version officielle voudrait qu'il n'y ait eu dans les années 60 que
Claude François, Sheila et Johnny Hallyday. Christian Eudeline rend
justice à des dizaines de groupes et de chanteurs parfois moins connus
aujourd'hui, mais dont l'importance créatrice a été immense. Rockers,
mods, beatniks, hippies ont formé en France la toile de fond de cette
révolution du goût, du vêtement, des valeurs dont nous sommes
aujourd'hui les héritiers. Plus radicaux que
le phénomène yéyé grand public, ils se
définissent comme le courant anti-yéyé.
Des Lionceaux aux Somethings, en passant
par Stone et Charden et les débuts de
Polnareff, de Stella à Jean-Pierre Kalfon en
passant par Pollux, Antoine et les Gipsys, jamais on n'avait retracé,
avec autant de révélations et d'anecdotes, l'histoire de ce foisonnement
musical qui s'arrête aux portes du punk, en interrogeant de nombreux
musiciens (Ronnie Bird, Gérard Rinaldi, Jean-Pierre Kalfon) qui n'avaient
jamais parlé de cette période de leur vie.