Sainte Thérèse : Zélie et Louis Martin, Alençon

Sainte Thérèse
Zélie et Louis Martin
Alençon
La « petite fleur d'hiver »
Les premières années de sa vie, Thérèse Martin les a passées à Alençon où elle est née début 1873. C'était le jeudi 2 janvier : Thérèse aimait s'appeler « petite fleur d'hiver ». Moins de cinq ans plus tard, elle perdait sa mère et quittait sa ville natale, direction Lisieux.
Deux événements qui marquent la vie d'une enfant. Si Zélie Martin n'avait pas disparu prématurément d'un cancer, la carmélite serait peut-être devenue « Sainte-Thérèse d'Alençon » pour deux raisons : par son lieu de naissance et par son lieu de résidence. Et le destin de la ville-berceau aurait été différent. Qui sait ?
Quoi qu'il en soit, Thérèse, mondialement connue, est devenue le plus célèbre personnage d'Alençon. Elle appartient à son « patrimoine ».
Mais la famille Martin, c'est aussi Zélie et Louis, les parents, tous deux enfants de militaires. Et tous deux ont connu une vie de labeur, la maladie, les épreuves. Un couple béatifié en 2008. La maman, qui a mis au monde neuf enfants en quatorze ans, a laissé des lettres qui constituent une mine d'informations sur la prime enfance de son illustre fille. Globalement, la vie alençonnaise de la famille Martin relève de l'histoire religieuse mais aussi profane. Ce qui explique l'engouement populaire des croyants mais aussi des athées et agnostiques pour « la plus grande sainte des temps modernes ».
JMF
« Comme elles ont passé rapidement, les années ensoleillées de ma petite enfance, mais quelle douce empreinte elles ont laissé dans mon âme »