Les nuits froides

On ose rarement avancer crânement les pions dont
on dispose : on affirme haut et fort injecter dans sa vie du
piment et du jeu, mais chaque fois on cède - on butte -
bêtement et sans se rebiffer.
Dans ces Nuits au contraire, la liberté est prise à la
première volée. C'est un homme à New York qui refuse un
diktat et sait marcher plus haut que l'assemblée grouillante
des petits intérêts. C'est un autre, à Paris, qui cherche
à dessiner le chemin de sa vie après trop d'années tues à
repousser des murs. Ce sont des ambitieux qui pour plaire à
l'argent utilisent le meurtre comme ultime semonce. C'est
enfin une quête, une fuite, une enquête : un dénouement
qui brise les meilleures prévisions.
De l'art et du polar, de l'amour et du sang, deux villes,
trois hommes, une femme, une course et le temps qui
rythme en courts chapitres le seul combat qui vaille et dont
on ne sait pas s'il est gagné d'avance. Pas de morale donc,
mais la volonté seule d'essayer de cerner de quoi sont faits
les hommes.