Droit de la médecine libérale

Les lecteurs francophones disposaient déjà d'excellents ouvrages en droit
de la santé publique, en droit hospitalier et même en droit médical. Cet ouvrage
est le premier à être spécifiquement consacré à la médecine dite de clientèle.
Il comble ainsi une lacune remarquable, car la médecine à exercice libéral
est l'âme même de la médecine, telle qu'on la conçoit dans notre pays, au
moins depuis le XIX° siècle et le droit qui la régit est la matrice de tous les
droits médicaux, privé et public. Il a d'ailleurs contribué à remodeler les types
d'exercice médical les plus éloignés de l'activité libérale. C'est particulièrement
net lorsqu'on considère la naissance et la diffusion de la déontologie
professionnelle, le droit de la personne soignée de choisir son médecin, longtemps
nié par les institutions hospitalières, en violation de la déontologie
médicale, l'apparition d'une responsabilité hospitalière, qui procède d'une
influence civiliste, laquelle a fini par battre en brèche la vieille théorie de l'irresponsabilité
de la puissance publique ou, plus récemment, les règles applicables
au secteur privé à l'hôpital et la contractualisation croissante de la
situation du patient hospitalier en droit public.
Ce recentrage qui a paru intellectuellement intéressant permet en outre
d'offrir au lecteur un livre qui ne soit pas trop volumineux.
D'autant que la logique d'accumulation, qui est à l'oeuvre dans cette
branche du droit, comme dans bien d'autres hélas, présente le risque de voir
les grands questionnements dissous dans la description des règles de détail.
Cet ouvrage se veut plus explicatif que descriptif et vise à s'attacher aux
grands problèmes du droit de la médecine, que l'on découvre derrière toute
une série de difficultés, dont l'allure parait d'ordre strictement technique. Un
outil pour le juriste, mais aussi pour le praticien.