Je voulais vous dire que je n'ai pas été sourd : éducation active et promotion sociale : récit

Je voulais vous dire que je n'ai pas été sourd
Fin de formation Defa (diplôme de responsable d'animation) à Oléron en avril 2007. Deux années de labeur, d'efforts, de violence faite à soi-même. D'éducation nouvelle. Lettre d'adieux de Patrick Sylva, 32 ans, au sourire tendre et bronzé. Ce soleil noir. Il chuchote le slam le plus détimbré que je connaisse.
« Je voulais vous dire que je n'ai pas été sourd... »
Témoignage hautement subjectif du parcours de Jean-Pierre Weyland, animateur socioculturel (ce n'est pas une maladie contagieuse) qui a mal fini comme formateur dans un mouvement d'éducation populaire et d'éducation nouvelle, les Ceméa, après avoir traîné ses guêtres aux éclés (le mouvement laïque du scoutisme français), travaillé à Cergy-Saint-Christophe auprès des 7-25 ans (le service public : dernier rempart avant la loi de la jungle) et animé un service de conseil juridique à la Jeunesse au Plein Air.
A l'occasion de la mort du Defa et d'un déménagement symbolique de l'Institut de Formation Professionnelle des Ceméa en Ile-de-France (symbolique car présageant à l'évidence une transformation structurelle du métier), ce récit passe de l'autre côté . Dans les coulisses du champ de l'animation et de la formation. Pertinence et contradiction, à travers moult portraits et anecdotes, du principe sulfureux des Ceméa : tout être humain peut se développer et même se transformer au cours de sa vie. Il en a le désir et les possibilités.
Et vive la promotion sociale !
(Comme on a pu crier : Vive la sociale !)