Le demi-monde sous la Terreur (1877)

Fortuné du Boisgobey nous brosse un tableau sans
complaisance la Terreur !
Boisgobey nous offre dans les péripéties d'une
intrigue très solidement charpentée, une plongée
décapante dans la capitale aux mains des dictateurs
de l'instant, sans-culottes braillards à la justice expéditive,
jacobins impitoyables dédouanés par le féroce et suspicieux
dérapage politique qui marque les années 1793 et 1794...
Nous voici entraînés au coeur de ses hauts-lieux : prisons improvisées
dans d'ex-monastères nationalisés, restaurants, maisons de
jeux, théâtres où l'on fustige grossièrement l'aristocratie, et bien
sûr, Tribunal Révolutionnaire, où se jouent en quelques secondes,
soumis à l'arbitraire effrayant de la populace bien-pensante
d'alors, le destin des victimes de l'ordre moral du moment.
Tiraillés entre leurs convictions, leur fierté de classe et leurs périlleuses
amours, trois hommes et deux femmes vont se trouver
mêlés dans une aventure rude et passionnante, saisissante de
justesse et de logique, dans laquelle, à la lumière crue de nos
contradictions humaines, parfois soulignées jusqu'à l'absurde,
leurs passions vont enfler et mourir, dans la dimension sublime
de l'éphémère, en ces jours où partout la mort rôdait.
Ce thriller historique haletant nous jette sans complaisance dans
le flot tumultueux du torrent de la Révolution, et l'on en sort un
peu secoué, presque heureux de ne pas avoir eu à y vivre !