La justice sous Sarkozy

Réagir, dénoncer, annoncer, réformer, légiférer.
Puis à nouveau réagir, dénoncer, annoncer,
réformer, légiférer... La justice n'a jamais connu autant
de secousses que sous la présidence de Nicolas
Sarkozy. Pour le chef de l'État, l'enjeu est primordial :
après avoir fait sien le thème de l'insécurité, il se
devait de résorber la délinquance et la criminalité.
En frappant vite et fort. Mais les résultats ne sont pas
à la hauteur. Effets d'annonce, empilement de lois,
projets contradictoires, la justice sort exsangue de
cinq ans de sarkozysme. Des peines plancher aux
innombrables réformes engagées après chaque fait
divers, des affaires politico-financières au scandale
Bettencourt, le bilan du quinquennat laisse apparaître
une justice à deux vitesses, forte avec les faibles et
faible avec les forts.
Vincent Quivy a enquêté, du petit tribunal de province
au redouté pôle financier de Paris, des voleurs de soupe
aux amis du pouvoir et, décrit, exemples à l'appui, le
fonctionnement et les enjeux de la justice sous Sarkozy.