La Baule et la presqu'île guérandaise. Vol. 1. XIXe siècle, la naissance des bains de mer

De l'estuaire de la Loire à celui de la Vilaine, la côte sud de la
Bretagne présente l'aspect d'une authentique riviera ; une riviera
aux multiples facettes, à l'image des différents milieux maritimes qui la
portent, mais aussi très fortement marquée par l'empreinte de sa
métropole touristique, La Baule, station balnéaire de renommée
internationale. Cette suprématie bauloise, paradoxalement, est
relativement récente ; un siècle tout au plus !
La Baule, née de l'arrivée du train en presqu'île guérandaise, n'a fait
que succéder, dans cette primauté, à d'autres villes balnéaires
beaucoup plus anciennes qui ont impulsé et diffusé, depuis 1820,
l'activité touristique sur le littoral guérandais en fonction des modes
du moment et des facilités de transports : Le Croisic, la plonnière ;
Le Pouliguen qualifiée aussi d'Esgrigny-sur-mer ; Pornichet, la
plage des libraires et même Saint-Nazaire, port transatlantique,
avec son casino des Mille-Colonnes et ses multiples plages.
Cette émergence et implantation des bains de mer en Bretagne et en
France, voire sur les côtes atlantiques européennes au XIX<sup>e</sup> siècle,
Jean-Bernard Vighetti les raconte dans ce tome 1 de «La Baule et
la presqu'île guérandaise» ; extraordinaire mutation paysagère,
urbanistique et économique d'un milieu en déclin qui, en cinquante
ans, a fait de sables stériles de véritables «El Dorado» à l'origine
d'un nouveau prototype de ville : «la station balnéaire»
entièrement dédiée aux loisirs et au tourisme, à l'économie du temps
libéré avant la lettre.