Aristote aux Champs-Elysées : promenades et libres essais philosophiques

Aristote aux Champs-Elysées : promenades et libres essais philosophiques

Aristote aux Champs-Elysées : promenades et libres essais philosophiques
Éditeur: Encre marine
2003160 pagesISBN 9782909422725
Format: BrochéLangue : Français

Se promener, c'est mener plus loin les pas mais aussi la pensée, comme

l'atteste toute une tradition qui, issue de l'Antiquité - Aristote bien sûr,

mais aussi Socrate aux bords de l'Illisos, Épicure en son jardin, les

Scolastiques à l'ombre de leurs cloîtres - se poursuit jusqu'à Derrida en

passant par Nietzsche et Heidegger.

Toute promenade n'est pas philosophique. Pourtant se promener - se

mettre en marche sur un chemin (et dans la méthode qu'affectionne la

philosophie comme discipline, résonne la racine grecque odos , chemin) ou

sortir des sentiers battus - recèle une dimension de décision et de liberté où

se noue l'alliance de la philosophie et de la promenade.

Certaines promenades sont liées au lieu, au travail de la mémoire ou de

l'imagination ; d'autres, hors de toute topologie, plongent dans l'immémorial,

affrontent la solitude, l'immensité et la mort. D'abord en compagnie

de ces «ombres amies» - Aristote, Kant, Nietzsche, et Heidegger - qui

vivent en nous plus intensément que nombre de nos contemporains, l'auteur

s'est risqué ensuite à des «reconnaissances solitaires», explorations entre

soleil et mort, de pensées sans retour.

D'un bout à l'autre, une même quête questionnante guide les pas :

comment concilier l'idéal d'une vie bonne, soucieuse de mesure avec la

marche forcée que nous imposent, tel un destin inexorable, les avancées de

la Surpuissance - mais aussi l'existence irréversible ? Comment tracer la

bonne limite - celle qui va permettre de surprendre l'illimité - face à la

techno-science qui tend sans cesse à les reculer ? Comment inaugurer quelque

chose comme une nouvelle sagesse face à la hauteur des nouveaux pouvoirs ?

face aussi à la mort.

Hölderlin avait déjà pressenti que la modernité est «vacance du partage».

C'est justement cette vacance qu'il nous faut affronter. D'où l'appel final -

en désespoir de cause - à la plus divine des qualités humaines : l'intelligence.

Ces essais pleins d'alacrité baignent dans la fraîche lumière d'un départ

matinal où, à nouveau, philosophie et vie font ensemble un bout de chemin.

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