Balafres ou Le silence de la Méditerranée

Ce récit de la guerre et de l'amour, de l'amitié et de la haine, du sacré et du
pouvoir politique, de la foi et de la corruption... s'inscrit dans une saga de la
guerre du Liban.
Au fil de ses souvenirs et de ses douleurs, et sur le fond d'une histoire
d'amour, Ezza Agha Malak dévoile les avatars historiques, socioculturels,
psychologiques, spirituels... d'une guerre où, au-delà de la vie et la mort,
l'amour et le cauchemar se croisent, où le chaos et la raison se côtoient comme
dans une mythologie. Elle nous entraîne au fond du labyrinthe mais tisse un
fil d'Ariane pour renouer avec l'espoir et l'euphorie.
Elle rapporte les exils et retours répétés entre Liban et France, aux flux et
aux reflux d'une guerre séparatrice spécifiquement libanaise, emportant des
communautés populaires confessionnelles ou claniques trop crédules.
« La guerre des autres ? Comment ça ? Les autres, c'étaient nous. Et elle
était bien notre guerre à laquelle nous avons directement ou indirectement
participé (...) Et pour éteindre les feux de la haine entre Caïn et Abel, nous
avons fait appel aux autres en les laissant s'immiscer dans nos affaires. Nous
avons brûlé ce que nous avons adoré. L'impact était dur. Nous en portons
encore les balafres», notifie la romancière.