L'autre résistance : l'Action française sous l'Occupation

Il y a un demi-siècle, la tragédie de l'Occupation commençait
à appartenir à l'Histoire. Les Français patriotes se
retrouvaient, en dépit des choix politiques différents qu'ils
avaient pu faire durant quatre ans. Le colonel Rémy, l'une des
grandes figures de la Résistance, rendait hommage au maréchal
Pétain et à Charles Maurras et réclamait la révision de
leur procès respectif ; dans les deux cas la justice avait été
bafouée.
Aujourd'hui le sectarisme a repris le dessus. Dans la
bouche d'hommes politiques, dans les grands médias, dans
l'enseignement, l'histoire est communément déformée. Des
contrevérités sont déversées sur le Maréchal et ceux qui l'ont
suivi malgré les nombreux témoignages et études historiques
qui ont été publiés depuis cinquante ans.
L'Action française a soutenu jusqu'au bout le
Maréchal - et non tout Vichy. Le chef de l'État français n'était
pas royaliste, mais il s'était offert pour être le bouclier de la
France face aux Allemands. C'est pourquoi l'A.F. a constamment
oeuvré au maintien de l'unité française autour de sa
personne.
Cela dit, pour l'A.F., le Maréchal n'assumait qu'un
pouvoir temporaire. Après l'effondrement de la IIIe
République responsable des malheurs de la patrie, un autre
régime politique devrait voir le jour lors de la libération du
territoire. Ce serait l'heure de la Monarchie.
Pierre Pujo entend montrer, textes et faits à l'appui,
que, sous l'Occupation comme depuis son origine, l'Action
française n'a eu d'autre souci que celui de la France, la France
seule...