Le discours de La Baule, 20 juin 1990 : une nouvelle thérapie pour l'Afrique

L'Ancien président François Mitterand,lors de la 16<sup>e</sup> Conférence
au sommet des chefs d'État de France et d'Afrique de La Baule le
20 juin 1990, a demandé aux chefs d'États africains d'instaurer
la démocratie comme système de gouvernance. En bons élèves,
ils ne se sont pas posé la question de savoir si la pression pour
aller à la démocratie pluraliste n'était pas une thérapie de plus,
comme ce fut le cas des différents programmes d'ajustement
structurel imposés par les institutions de Bretton Woods.
Ces derniers ont montré leurs limites. Les stratégies de
réduction de la pauvreté que l'on considère comme émanant de
structures endogènes et concertées marquent le pas et révèlent
de réelles difficultés pour atteindre les Objectifs du Millénaire
pour le Développement (OMD).
Le présent ouvrage est une réflexion faite d'analyses et
de constats amers sur la situation économique et sociale de
notre continent depuis les indépendances. C'est une invite
aux Africains à prendre conscience des difficultés réelles du
continent et à se donner eux-mêmes les moyens de propulser
l'Afrique sur la voie du développement tant attendu. L'auteur
appelle à repenser le développement, les différentes «thérapies»
jusque-là connues et imposées de l'extérieur n'ayant pas porté
de vrais fruits. Il ne reste plus qu'aux Africains et à eux seuls à
tracer les voies endogènes de leur propre émancipation.