Le rêve de Caligula

À la mort de Tibère, les sénateurs choisissent pour empereur
le jeune Gaius dit Caligula, qu'ils prennent pour
un être falot et manipulable. Aussitôt nommé, Gaius
César double la solde des légionnaires, abolit des impôts, ouvre
les prisons et étend le droit de vote. Il choisit d'envoyer des
ambassadeurs plutôt que des légions au-delà de l'Euphrate : il
veut la paix.
D'un bout à l'autre de l'Empire, c'est l'enthousiasme, mais
les sénateurs sont épouvantés : ils ne cesseront désormais de
chercher à l'abattre. D'autant plus que Caligula décide de
consacrer un monument à la mémoire de son père sur le lac de
Nemi, au sud de Rome, en s'inspirant d'un temple égyptien
dont le souvenir le hante.
L'oeuvre extraordinaire prévoit la construction de navires
majestueux qui supporteront des temples en marbre et en or.
Mais les sénateurs arriveront à leurs fins et assassineront
Caligula alors âgé de vingt-neuf ans. Les temples seront détruits
et noyés, avant de réapparaître vingt siècles plus tard...
Ce très beau roman nous dévoile un Caligula visionnaire,
insolite et complexe, bien différent de son portrait traditionnel.