Quand j'étais petite, il y avait la guerre

L'enfant n'apprend la vie qu'à partir de ce qu'il perçoit de son entourage
et capte de ce que disent les grandes personnes. Aujourd'hui, leur environnement
c'est l'abondance et la sur-consommation de produits techniques de jeux et de
toutes sortes de nourritures industrielles. Conter à ces petits qui naviguent à
l'aise sur leur nitendo, portable ou Ipad, que leur grand'mère a connu un monde
de restrictions dues à la guerre, c'est un peu leur donner le sens de l'histoire.
Raconter les traditionnelles veillées franc-comtoises à nos petits-enfants qui ne
connaissent que les soirées « télé », c'est leur suggérer que le bonheur c'est avant
tout l'échange direct avec les autres. Pour la grand'mère qui le leur dit par sa
plume, à défaut de soirées autour de l'âtre, c'est aussi l'occasion de se souvenir de
ce qu'enfant, elle pouvait percevoir peu à peu de la guerre et prendre conscience
de ses horreurs.
Illustré de lavis à l'encre de Chine par l'auteur, ce récit qui passe de
l'insouciance de l'enfance à la gravité des conflits ne peut qu'intéresser petits et
grands.