Mémento goulag : mémoire et jugement du communisme : actes de la journée d'étude

Il y a quelques années, face à l'impossibilité de mener un procès du communisme dans sa
patrie d'origine, l'un des principaux dissidents soviétiques, Vladimir Boukovski, a proposé à
quelques amis d'organiser chaque année, le 7 novembre, jour anniversaire du coup d'Etat
bolchevique de 1917, une journée de commémoration à la mémoire des victimes du
communisme dans une ville symbolique.
En 2004 à Rome, où le KGB tenta de faire assassiner le Pape Jean-Paul II. En 2005 à
Bucarest, où régna pendant plus d'un quart de siècle le couple Ceausescu qui jeta la
Roumanie dans la terreur et la misère. En 2006 à Berlin, stigmatisée durant près de trente ans
par le Mur de la Honte.
En 2007, pour le cinquantième anniversaire de l'écrasement par les chars soviétiques de la
Révolution hongroise de 1956, le Memento Goulag s'est tenu à La Roche-sur-Yon, dans le
chef-lieu de ce département, la Vendée, victime de la première tentative de génocide
révolutionnaire.
Accueillie par l'Institut Catholique d'Etudes Supérieures, le Memento Goulag a réuni dix
intervenants. Outre Vladimir Boukovski, Dario Fertilio journaliste italien et Stéphane Courtois
historien du communisme, qui sont les fondateurs du Memento Goulag, sont intervenus
Mathias Kolos un insurgé-exilé hongrois de 1956, Ilios Yannakakis ex-dirigeant communiste
grec exilé en France, Monica Papazu fille d'un poète roumain victime du régime, Ruxandra
Cesereanu historienne de la répression communiste en Roumanie et le Président Marius
Oprea et deux de ses adjoints Raluca Grosescu et Andrei Muraru du Centre de recherches
sur les crimes du communisme en Roumanie (organisme rattaché au Premier Ministre de
Roumanie).