Le procès de la vache folle n'aura pas lieu

Le procès de la vache folle n'aura pas lieu. La justice
traque en vain les importateurs de farines animales et de
viandes anglaises frappées d'embargo. Qu'elle démêle
les fils de la désinformation, de l'imposture et de
l'arrogance, et elle aboutira aux responsables de ce
scandale de santé publique. La maladie aurait pu être
éradiquée peu après son apparition dans les troupeaux ;
de nombreuses victimes auraient ainsi pu être épargnées.
Jean-Claude Jaillette et Jean-Louis Thillier ont exhumé des
notes confidentielles, des publications scientifiques
négligées et des dossiers médicaux oubliés. Sous la
responsabilité de l'État français et de l'Europe, des
informations ont été dissimulées aux consommateurs,
des connaissances scientifiques occultées et des victimes
écartées des statistiques officielles.
La maladie, dans sa variante animale et humaine, serait
nouvelle et mal connue : faux. Elle serait contagieuse,
justifiant l'abattage de plusieurs dizaines de milliers de
bovins : faux. Le nombre de victimes serait faible :
improbable. Les farines animales seraient responsables
de la progression de la maladie : faux. La France
disposerait du meilleur système de protection du consommateur
: faux toujours.
Trop d'années ont été perdues.