La lecture publique à l'heure intercommunale : enquête sur l'intercommunalité et la lecture publique en France

La bibliothèque reste, avec l'école de musique, ce
que l'on pourrait appeler le «minimum vital culturel»
sur un territoire, celui dont le défaut s'apparente à la
défaillance. Aucun autre équipement que la bibliothèque
n'irrigue à ce point le territoire. Aucun autre
domaine de la culture n'intègre si bien la question
territoriale à sa démarche et ne s'est si précocement
saisi de l'enjeu intercommunal qui va aujourd'hui en
s'amplifiant. Peut-on pour autant en déduire que la
lecture publique est par essence intercommunale ?
C'est ce que cette étude a cherché à vérifier : comment,
pourquoi et à quelles conditions les enjeux de la
lecture publique s'accordent avec ceux de l'intercommunalité,
sans rien cacher des freins éventuels,
des résistances ou des contradictions que cela peut
provoquer dans le monde des bibliothèques. Quelles
conséquences peut avoir le fait intercommunal sur la
mutualisation des moyens, la professionnalisation du
secteur, la transformation du métier de bibliothécaire,
les équilibres entre monde rural et monde urbain, les
règles partenariales avec l'ensemble des collectivités
publiques (communes, intercommunalités, départements,
régions, État) ?
Commanditée par deux associations de professionnels
de la lecture publique (l'ADBDP et l'ADBGV), cette
étude nous apporte de nouveaux éléments d'appréciation
de la dynamique intercommunale, en poursuivant
la réflexion sur l'adéquation entre bibliothèques
et territoires.
Réalisé par l'Observatoire des politiques culturelles, cet
ouvrage a été placé sous la direction scientifique d'Alain
Faure (chercheur en science politique au CNRS, IEP de
Grenoble Pacte/Cerat) et d'Emmanuel Négrier (chercheur
en science politique au CNRS, Cepel-Université de
Montpellier) en collaboration avec Stéphane Cadiou
(docteur en science politique au CERVL, IEP de Bordeaux)
et Philippe Teillet (maître de conférences en science
politique, université d'Angers).