L'Organisation internationale de la francophonie : l'institution internationale du XXIe siècle

La structure protéiforme de l'Organisation Internationale de la
Francophonie, par les différentes instances qui la composent, par
l'appui significatif qu'elle prend sur les associations, par le pilotage
à la fois contrôlé et indépendant du Secrétaire général, en fait
une institution unique et moderne qui gagne de sommet en sommet,
voire d'année en année, de la crédibilité et du poids aussi bien
dans les décisions internationales que dans la vie quotidienne de
ses citoyens : les francophones du monde entier. Elle est l'institution
du XXI<sup>e</sup> siècle.
La Francophonie n'est pourtant pas achevée et de nombreux
chantiers restent à conquérir, au premier rang desquels la défense
de la langue française, son but initial, qui subit des assauts multiples
de l'anglais, mais aussi de l'espagnol. Sur le plan politique, si
la fonction de facilitateur de la démocratie est un excellent moyen
d'orienter et d'informer les différentes parties antagonistes d'un
conflit, son pouvoir reste limité. D'autres composantes sont également
des chantiers perpétuels pour lesquels l'implication de tous
les acteurs doit être maximum. Elle devra pour cela approfondir
ses réformes afin de «marcher sur deux jambes», c'est-à-dire à la
fois sur les peuples et sur les États.
À la tête de huit sociétés, dans le sud-est de la France,
René-Maurice Dereumaux est également Docteur ès sciences de
gestion de l'Université de Nice-Sophia Antipolis, titulaire de
l'Executive MBA de HEC et récent lauréat du mastère d'Etudes
Diplomatiques Supérieures proposé par le CEDS.