D'ors et de prières : art et dévotions à Saint-Sernin de Toulouse, XVIe-XVIIIe siècle

Il est des édifices captivants,
avides de regards, proposant
autant de chemins que de
lectures, de questions que de
quiétude. Tel est Saint-Sernin de
Toulouse, célébrée pour la
perfection de son architecture
comme pour l'élégance de
ses sculptures : que l'on soit
contemplatif, flâneur ou curieux,
on ne peut que céder à son
attrait en s'attardant en ses
murs. Mais un tel monument n'est pas que de pierre, il n'est pas
qu'ornements ou jeux d'espaces, de volumes et de lumières : il est aussi
l'image des siècles, le reflet d'une longue histoire durant laquelle sa
vocation comme sa forme ou ses décors connurent bien des évolutions.
Désormais dévoilées, des sources inédites livrent une vision nouvelle de
son passé. Au-delà du joyau médiéval, du XVI<sup>e</sup> au XVIII<sup>e</sup> siècle, apparaît une
église vivante et déroutante, un lieu de foi, d'orgueil et de combats où sans
cesse furent sollicitées les ressources de l'art.