Corridas à Toulouse : la fiesta brava ressuscitée

Le trois octobre 1976, les portes des arènes toulousaines
du Soleil d'Or se referment sur un
triomphe. Au terme d'une faena rare, Nimeno II,
grand espoir français du moment, coupe une
queue à Romano, novillo de Rocio de la Camara.
Aux bravos succède alors le silence. Pendant un
quart de siècle, la corrida n'a plus droit de cité à
Toulouse. Pourtant, le souvenir de la tarde de
toros va continuer de hanter la ville et le coeur
des aficionados. Et le temps d'une génération
s'avérer insuffisant à bâillonner une tradition
taurine vieille de plusieurs siècles. Vingt-sept ans
après, à l'heure où la corrida renaît en pays toulousain,
cette chronique vous propose de découvrir
son histoire. En trois tercios , comme il se doit,
des origines lointaines au temps des ferveurs populaires
jusqu'à l'âpre combat pour la résurrection.