Lorsque meurt la liberté

Lorsque Hitler et sa horde de nazis étendirent leur
régime d'oppression, de terreur et d'horreur sur
toute l'Europe, des millions d'innocentes victimes
payèrent de leur vie. L'Alsace et la Moselle ne furent
malheureusement pas en reste : 130 000 jeunes
(100 000 Alsaciens et 30 000 Mosellans) furent
incorporés de force dans la Wehrmacht. Le
bilan est lourd : 42 000 morts et disparus, essentiellement
en Union Soviétique, et 32 000 blessés, souvent
très grièvement et mutilés. Jean Jux fut, à 18 ans
à peine, un de ceux-ci.
Dans un récit poignant l'auteur nous livre cette
tragédie toujours étouffée, déformée : on a laissé
massacrer sur des terres lointaines quelques dizaines
de milliers de jeunes Alsaciens et Mosellans, embarqués
dans des trains sans retour, et peu à peu considérés
comme des traîtres, des sales boches, des
nazis.
Ce livre sans concessions, un arrêt sur images de
l'Alsace de cette époque, comporte, par la force des
choses, une forte incursion dans le monde allemand,
ainsi que dans le monde soviétique avec des instantanés
étonnants, surprenants, émouvants, bouleversants
voire irritants.