Puis-je hurler ?

Le décor : urbain, saturé de voitures, de publicités, de bruit et de
fureur. L'époque : début de siècle, fin de cycle. Les protagonistes :
des jeunes adultes, plus si jeunes en réalité, en dépit de leurs
façons de vivre. Tous au travail mais se tenant - qui par choix,
qui par orgueil, qui par peur, qui par inadaptation - en marge
du flot majoritaire. Solitaires, isolés, y compris dans le foisonnement
de leurs nuits citadines. Ils vont se renifler, s'attirer,
s'opposer, se chercher, se quitter au fur et à mesure que la
situation se tend autour d'eux et par l'effet de leur action.
Pour autant, cette histoire n'est pas tant celle de leurs relations
que celle de leur confrontation rageuse au monde qui les
entoure, à ce système qui leur laisse toujours moins d'espace,
qui tend chaque jour à imposer la résignation comme
idéologie de survie.