Henry de Monfreid : l'aventurier de la mer Rouge

Henry de Monfreid est un des derniers, et sans doute le plus connu, des
aventuriers français. Il part en 1911 pour Djibouti, alors possession française,
faire le négoce du café et de la peau. Il construit lui-même ses boutres, dont
la plus célèbre, L'Altaïr , croise au large des côtes de la mer Rouge. Le jeune
Henry entame ensuite une vie de contrebandier, se convertit à l'Islam, et prend
le nom d'Abd-el-Haï «Esclave du vivant». Il vit bientôt de différents trafics :
perles, armes, haschisch, qui lui valent plusieurs séjours successifs en prison.
Monfreid commence son oeuvre littéraire dès 1931. Cette oeuvre comporte
plus de vingt-cinq volumes, dont Les Secrets de la mer Rouge, L'Avion noir ,
ou encore L'Homme sorti de la mer.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, capturé par les Britanniques, il est
déporté au Kenya. Libéré, il vit de chasse et de pêche sur les pentes du mont
Kenya, puis retourne en France en 1947.