Les échevaux du destin

Dans l'Oranais de 1896, alors province de l'Algérie
française, Auguste Fervel et son épouse, Charlotte, attendent
avec impatience le retour d'Alexandre, leur fils unique, parti
poursuivre ses études en métropole. Ce jour porteur d'espérance
arrive enfin : les Fervel et leur fils, aidés d'un ami, vont
pouvoir moderniser leur atelier de textile et de broderie.
Très vite, les nouvelles bobines tournent, la toile court et
l'entreprise devient florissante. Alexandre se marie avec
Hélène qui attend la naissance d'un héritier. Pour les Fervel,
le bonheur semble presque parfait. Mais c'est oublier que la
trame des jours se rompt parfois et que s'embrouillent, sans
prévenir, les écheveaux du destin qui vont conduire Joseph,
le dernier des Fervel, à Bertry, dans le nord de la France, où
il s'installe, puis à Tourcoing.
Dans ce beau livre, véritable chant d'amour pour un
métier que, grâce à son père et à son oncle, il connaît sur
le bout des doigts, l'auteur nous raconte, avec une passion
communicative, la vie ballottée et douloureusement meurtrie
d'une famille d'artisans-brodeurs. Ose-t-on ajouter que, de
fil en aiguille, de motif en motif, l'auteur nous tient en haleine
jusqu'au point ultime de son récit ?