L'excision de la pierre de folie : une lecture de L'excision de la pierre de folie, vers 1557, copie ancienne d'un original disparu de Pieter Bruegel l'Ancien, Musée-Hôtel Sandelin de Saint-Omer

Jean-Pierre Spilmont, poète et romancier,
nous donne à voir, à comprendre, à entendre
presque, une peinture «effroyable», L'Excision de la pierre
de folie , copie ancienne d'une oeuvre disparue de Pieter
Bruegel, peinte vers 1557 et exposée au musée-hôtel
Sandelin de Saint-Omer. Si cette peinture occupe une
place à part dans l'oeuvre de Bruegel, elle reflète pourtant
l'une de ses préoccupations, celle qui définit l'homme
comme maître de son destin. Jean-Pierre Spilmont,
d'ordinaire poète du silence, se fait l'interprète d'une
scène où règnent la douleur et l'effroi, où science et
superstition semblent se mesurer. Originaire de Savoie,
l'auteur, par le genre de l'ekphrasis, entre en communion
avec ce peintre nordique qui à deux reprises traversa les
Alpes et les sublima dans des paysages puissants et
majestueux.