Généalogie des rois et des ducs de Bretagne : du IXe au XVIe siècle

Ensemble de royaumes indépendants jusqu'à la fin du VIIIe siècle, la Bretagne est envahie au nom de
Charlemagne par le comte Gui en 798-799. À la fin du VIIIe siècle, la Bretagne entre dans l'orbite de
l'Empire carolingien et ses institutions sociales et politiques sont similaires à celles du royaume de
Francie occidentale. La Bretagne n'est pas intégrée à l'Empire mais en devient tributaire. C'est de cette
ancienne situation juridique que les ducs de Bretagne tirent leur légitimité à refuser (refus jamais
total) l'hommage aux rois de France, à la fin du Moyen Âge. En effet, ils ne tiennent pas leurs terres
de l'Empereur, qui reconnaît leur souveraineté.
Après plusieurs soulèvements qui mettent fin à la courte domination des Francs et qui entraînent des
expéditions franques en 801, 811, 818, 824 et 837, Nominoë se proclame roi unique de Bretagne en
844, vainc Charles le Chauve à la bataille de Ballon (845) et obtient en 846 la reconnaissance de
l'indépendance totale de la Bretagne. Par la suite (vers 856), la Bretagne reste un royaume unifié
jusqu'en 907, date de la mort d'Alain le Grand (ou 919, début de la domination normande). En 939,
quand Alain dit Barbe-Torte est couronné, il renonce au titre de roi pour des raisons non explicitées.
La plupart de ses successeurs font de même.