Atelier du roman (L'), n° 55. Le Dieu bien tempéré de Chesterton

Atelier du roman (L'), n° 55. Le Dieu bien tempéré de Chesterton

Atelier du roman (L'), n° 55. Le Dieu bien tempéré de Chesterton
Éditeur: Flammarion
2008221 pagesISBN 9782081218079
Format: BrochéLangue : Français

Une oeuvre nouvelle redonne à lire des oeuvres anciennes dont elle est l'écho, elle est portée

par ce qui la précède : les esthétiques de la rupture me sont profondément étrangères, elles

sont devenues la forme moderne du pompiérisme, un discours vide de sens qui table sur une

rupture qui n'est plus qu'un mot creux.

Jean-Yves Masson.

Pour Chesterton, Dickens n'est pas un

écrivain «victorien» : il est, dans la

lignée de Sterne et de Fielding, un «grand

humoriste anglais», et par là même la queue

d'une comète qui brille depuis Rabelais et

Cervantès.

Jean-Pierre Ohl.

Ce qu'on trouve dans L'Auberge volante , et qui

ne ressemble pas tout à fait aux «guerres

picrocholines», c'est la dimension proprement

politique. Oserai-je dire que le roman de Chesterton

est une oeuvre d'anticipation, et qu'elle

annonce certaines confrontations plus violentes

qui remplissent les pages de nos journaux ?

Gilles Marcotte.

Most of Chesterton's own writing was intended to help us see the strangeness of

things we take for granted, and his stories are therefore mostly set on what may

seem familiar ground-precisely to make it unfamiliar.

Stephen R.L. Clark.

Il est peut-être le dernier écrivain optimiste du XX<sup>e</sup> siècle, et qu'il se situe à son début en

dit long sur ce siècle mais aussi sur l'infortune critique qui sera celle de l'écrivain. Qui,

aujourd'hui, voudrait s'encombrer de catégories esthétiques ou morales comme le beau ou

le bien, même a contrario , pour distinguer l'oeuvre de qualité du tout-à-l'égout imprimé ?

Marie-Andrée Lamontagne.

Le je du texte naît d'un nous dont les récits sont

des légendes. Si Raharimanana écrit en

langue française, c'est la langue malagasy, langue

officielle de Madagascar, qui a pendant des siècles

enterré les morts, célébré les mariages, bercé les

enfants, façonné les ohabolana , ces proverbes sur

l'esclavage.

Dominique Dussidour.

La littérature ne s'intéresse pas d'abord

à des ethnies, des peuples ou des religions,

mais à des êtres humains dont les

titres et avoirs ne peuvent rien contre

l'énigme quotidienne de la vie et de la

mort, elle voit surtout des êtres obligés de

s'accommoder de leur statut d'exilés sur

terre, condamnés à transiger avec l'inconnu,

et qui cherchent auprès des autres humains

un peu de réconfort.

Yvon Rivard.

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