Ciels de traîne

Livres, moments - ici-bas regarder, s'occuper de la
terre, écrire, voyager -, musiques, paysages, peintures, rencontres
qui ont ébranlé, perturbé, il s'agit de traces laissées et
de ce qui vient après, perspective neuve, décapée, mieux
visible, déroutante parfois, ce qui s'installe à leur suite : des
rêveries et leurs cours. Il s'agit de bonheur - l'esprit trouve là
son plus heureux régime, rapide, vif plein de surprises - et de
reconnaissance. Car le mouvement, l'élan, davantage, le pouvoir
germinatif c'est à l'extérieur de soi qu'il se trouve, presque toujours
c'est à d'autres que nous le devons. Aussi vers, réflexions,
nulle lassitude jamais à les faire revenir, les écouter, se laisser
habiter par leurs « petite(s) phrase(s) ».
Le ciel de traîne est une fête.