Les révolutions littéraires aux XIXe et XXe siècles

«À la fin, tu es las de ce monde ancien...»
La révolution est devenue le paradigme perdu de la pensée
contemporaine. Elle eut ses énergies, ses ruses et ses
impostures. Le champ littéraire en fut un des théâtres.
De la fin du dix-huitième jusqu'à celle du vingtième,
des écoles, des groupes, des auteurs modernistes ou
d'avant-garde, mais pas tous, ont revendiqué le caractère
révolutionnaire de leur entreprise.
À l'aune de cette idée de révolution littéraire, les études
ici réunies interrogent les oeuvres et les prises de position
de Victor Hugo, de Stendhal, de Lamartine, de Nerval,
de Zola, de Proust, des surréalistes, de Céline, d'Artaud,
de Christian Dotremont et de Tel Quel.
L'ouvrage permet ainsi de ré-explorer de manière
dynamique, si ce n'est polémique, les schémas selon
lesquels la transformation de la littérature a été pensée
au jour le jour, et l'histoire littéraire bâtie après coup.