L'Egypte de Jean-François Champollion : lettres et journaux du voyage 1828-1829

L'enthousiasme de Jean-François Champollion,
savant, explorateur et poète,
se retrouve en chacune de ses lettres écrites
pendant son voyage en Égypte (1828-1829),
rééditées intégralement dans cet album.
Cent soixante ans plus tard, Hervé Champollion
a suivi le même itinéraire et photographié les tombes,
les temples et les sites - souvent peu connus,
qu'avait décrits son lointain parent.
Les textes de l'un, d'une passionnante modernité,
mariés aux superbes photographies de l'autre,
mènent le voyageur d'aujourd'hui à la découverte
de cinquante siècles d'histoire, tout au long du Nil.
«Je le répète encore ; l'art égyptien ne doit
qu'à lui-même tout ce qu'il a produit de grand,
de pur et de beau, n'en déplaise aux savants
qui se font une religion de croire fermement
à la génération spontanée des arts en Grèce,
il est évident pour moi, comme pour tout ceux
qui ont bien vu l'Égypte ou qui ont une connaissance
réelle des monuments égyptiens existants
en Europe, que les arts ont commencé en Grèce
par une imitation servile des arts de l'Égypte,
beaucoup plus avancés qu'on ne le croit vulgairement,
à l'époque où les colonies égyptiennes
furent en contact avec les sauvages habitants
de l'Attique ou du Péloponèse.
La vieille Égypte enseigna les arts à la Grèce,
celle-ci leur donna le développement le plus
sublime, mais, sans l'Égypte, la grèce ne serait
probablement pas devenue la terre classique
des beaux-arts. Voilà ma profession de foi tout
entière sur cette grande question. Je trace ces
lignes presqu'en face des bas-reliefs que les
Égyptiens ont exécutés, avec la plus grande
finesse de travail, 1 700 ans avant l'ère chrétienne.
Que faisaient les Grecs alors ?»