L'homme est radicalement bon

L'homme est radicalement bon ! Allons bon, quelle drôle d'idée !
Dans ce monde-là ! Dans un tel monde ! On dirait plutôt que
l'homme, individualiste, violent, est mauvais par nature !
Et pourtant je dis que l'homme est radicalement bon.
La pensée, cette pensée tellement traditionnelle, éloigne l'homme
de lui-même, en décidant pour lui de son devenir : l'homme
devenu juste, l'égalité enfin advenue, un homme qui serait enfin
rendu conforme aux idées, selon une décision infondée, nécessairement
infondée.
Les idées décident pour l'homme, et l'homme ne s'y retrouve pas,
n'y reconnaît pas son identité, se perd et, par conséquent, soit il
se ferme et s'isole, soit il s'exprime par la violence.
C'est que l'idée doit être au service de l'homme, pas l'inverse.
Pour cela, je choisis une posture non-traditionnelle, militante, qui
prend cette décision innovante, cette idée qui enfin ne décide pas
pour l'homme : radicalement, tu es bon.