Vivre à Méan-Penhoët : quartier nazairien de la construction navale

Il est des lieux où la mémoire du peuple s'impose plus qu'ailleurs,
des lieux si dépouillés d'artifices qu'on va droit à l'essentiel.
À travers la parole de ses habitants, ce livre donne à voir
tous les aspects de la vie de Méan-Penhoët, quartier de Saint-Nazaire,
où le travail est étroitement associé à la bonne ou mauvaise santé
des chantiers navals qui ont construit le France et le Queen Mary II.
Réalisé par le groupe Miroir de la mémoire issu de la maison de quartier
de Méan-Penhoët Le Chantilly, ce projet s'inscrit dans une démarche
d'éducation populaire.
«Ça fait un peu esprit de village quand même. Je pense qu'il y a une certaine
fierté à dire qu'on habite sur Méan-Penhoët. Le fait d'être un peu à l'écart de la
ville, d'être à côté des Chantiers et des bassins. On a l'impression d'être à part.»
«Dans les années 50-55, il faut se représenter l'affluence lors des débauches ! Sur
vingt ou vingt-cinq minutes, dix mille ouvriers à pied, en vélo - en solex un peu
plus tard - empruntaient l'avenue de Penhoët, le boulevard des Apprentis, la rue
des Chantiers et la rue de Trignac...»