La religion de M. Pleur. Une martyre. Les captifs de Longjumeau

Romancier, essayiste et polémiste, Léon Bloy (1846-1917)
fréquente les milieux du socialisme révolutionnaire
et de l'anticléricalisme dans sa jeunesse, puis revient
à la tradition catholique sous l'influence de Barbey
d'Aurevilly qu'il rencontre en 1868.
Opposé à l'antisémitisme, c'est également un adversaire
de l'argent et de la bourgeoisie. Patriote, il dénonce
la colonisation. Son inspiration est avant tout religieuse,
marquée par la recherche d'un absolu caché au-delà des
apparences historiques. Tout, selon Bloy, est symbole :
reprenant le mot de saint Paul, il ne cesse d'affirmer que
«nous voyons toutes choses dans un miroir», et que
c'est précisément la mission de l'écrivain que d'interroger
ce «grand miroir aux énigmes». Ces quatre contes :
La Religion de M. Pleur, Une martyre, Les Captifs de Longjumeau,
Deux fantômes , sont tirés du recueil Histoires
désobligeantes (1894).