Manipulations dialectiques : la raison du plus faux

On enseigne que la justice s'administre par syllogismes.
À une situation - la mineure - correspondrait une norme - la majeure -.
La conclusion - le jugement - résulterait de l'adéquation de la mineure à
la majeure.
En réalité la conviction de l'interlocuteur se conquiert souvent par des
moyens qui s'écartent du syllogisme : apitoiement, humour, ironie, pression,
menace, exagération, adoucissement verbal, mensonge, esquive,
usure, culpabilisation, excès de langage, flatterie, expression de remords,
réification, casuistique...
Ce traité, à partir d'exemples issus de l'histoire judiciaire, décrypte
les principaux procédés de manipulation dialectique en matière judiciaire,
classés en quatre catégories :
- altération ou l'oblitération de la réalité (Titre I) ;
- altération de la logique (Titre II) ;
- subjectivation du rapport au juge (Titre III) ;
- altération de l'adversaire, de sa thèse et de son image (Titre IV).