Comment (ne pas) géophilosopher ou L'art d'imaginer Sisyphe heureux

Invoquer quelque géographie de l'esprit pour légitimer une identité est, pour ceux qui se réclament de quelque culture dite civilisationnelle, une tâche de Sisyphe. Pour imaginer celui-ci heureux, l'auteur montre comment ces cultures, telles des Narcisse plongeant leurs pieds dans des sables mouvants alors soumis au travail d'appropriation, n'en finissent plus de s'y enliser et s'y enfoncer à force de polluer et d'oublier ce sur quoi elles tiennent.
Cet ouvrage indique les limites d'une géophilosophie impliquée dans la rage appropriatrice des êtres pourtant parlants que nous sommes, porte l'attention sur la mémoire des souffrances infligées aux autres, y compris la nature. Celle-ci n'a de cesse de se manifester à même notre guerre entre nous et contre geo (la terre), demandant ainsi d'être reconnue dans ses droits. Véritable appel à un dialogue réciproque qui nous engage dans un amour qui oblige.