L'échiquier vénitien de Napoléon

Quel est le point commun entre Napoléon Bonaparte, un
automate turc, joueur d'échecs, et la tour de l'horloge à
Venise ? Peut-être un échiquier de marbres blanc et noir,
aux propriétés très particulières, construit à partir du pavé
mosaïque de la Chiesa de Santa Maria dei Miracoli, petite
église édifiée avec les marbres excédentaires de la basilique
Saint-Marc, elle-même construite avec les plus nobles
marbres de Carrare. Entre Paris, Vienne et la cité des doges,
en passant par le champ de bataille de Wagram, s'égrène une
intrigue qui voit s'entrecroiser Mabull, inspecteur infaillible,
Fouché, ministre de la Police implacable, et l'Empereur en
personne. Les trois protagonistes s'affrontent sous le regard
amusé d'un quatrième personnage qui finit par se dévoiler
au Café Florian, place Saint-Marc, à Venise.