La tranquillité

Parce que sa fille Judit, jeune prodige du violon,
a trahi la patrie en s'exilant à l'Ouest, la comédienne
Rebeka Weér est tombée en disgrâce et a
été exclue du Théâtre de Budapest. Reniant la fugitive,
désormais elle divague dans son appartement,
à demi folle, grandiose et pathétique, déversant
son amertume, son narcissisme et sa frustration
sur le narrateur.
Frère jumeau de la violoniste, celui-ci invente
les lettres que Judit a cessé d'envoyer. Il tente de
devenir écrivain, et traverse des amours douloureuses,
où la vénalité le dispute au sublime.
Véritable sismogramme des désastres intimes
sous la chape totalitaire, ce roman tumultueux est
illuminé par la puissance de ses personnages et
par l'écriture orageuse d'Attila Bartis qui, par cette
oeuvre magistrale, se hisse au rang des meilleurs
auteurs d'Europe centrale.