Voyage à Paris ou Un monde occidental vu par un jeune homme d'Afrique noire

Jules César, un jour, lors de ses conquêtes, dit : « Veni, vidi, vici » (Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu). L'auteur de ce livre pourrait dire, quant à lui, pendant son voyage : « Veni, vidi, intellexi » (Je suis venu, j'ai vu, j'ai compris.)
Il s'agit, dans son Voyage à Paris , d'expériences qu'il a vécues dans le milieu parisien, depuis son arrivée, le 13 octobre 1994, dans la capitale française, -expériences dont il a pris quelques éléments susceptibles d'être utilisés pour faire connaître le monde parisien à ceux qui ne l'ont pas encore visité. Ce livre est centré sur la région parisienne, avec, toutefois, quelques incursions dans certaines localités de la province française.
En écrivant ce livre, il pensait en priorité à tous ceux qui n'ont pas encore visité Paris. Mais il a maintenant le sentiment que ce récit réveillera de même la mémoire d'anciens touristes ou habitués de la capitale française, qui, naguère, à maintes reprises, l'ont sillonnée. En outre, il croit que cette relation de voyage intéressera aussi les Parisiens. Dans cette optique, l'idée d'un autre regard venu d'ailleurs, comme celui-ci, pourrait les amener à se redécouvrir ou avoir le sentiment d'être vus, ainsi que le déclarait Jean-Paul Sartre, dans Orphée noir , à l'endroit des Européens : « Je vous souhaite de ressentir comme moi, le saisissement d'être vus. » Néanmoins, ce livre n'est pas un recueil de jugements ni d'investigations sociologiques, mais plutôt, celui d'observations dans le domaine culturel ou social, comme celles qui sont appréhendées et relatées par le regard étranger de tout voyageur qui passe.