Musarna. Vol. 2. Les bains hellénistiques

En 1982, des travaux agricoles réalisés
sur le site étrusco-romain de Musarna,
quelques kilomètres à l'ouest de Viterbe,
ont mis au jour une mosaïque inscrite
en étrusque. Cette découverte exceptionnelle
a marqué le début d'une enquête
systématique sur la cité, son enceinte,
ses nécropoles et son territoire, qui s'est
déroulée en étroite collaboration entre
la Surintendance archéologique pour
l'Étrurie méridionale et l'École française
de Rome, entre 1983 et 2003. La
fouille programmée sur le site a permis
d'établir que cette mosaïque appartenait
au pavement du caldarium d'un édifice
de bains hellénistique qui a pu être
exploré dans sa totalité au cours des
campagnes successives, jusqu'en 2001.
Ce volume présente l'ensemble du dossier
relatif au secteur des bains, depuis
les premières constructions datables de
la fin du IV<sup>e</sup> siècle av. J.-C., remplacées au
III<sup>e</sup> siècle av. J.-C. par un temple, bientôt
déconsacré et englobé, vers la fin du II<sup>e</sup>
siècle av. J.-C., à l'intérieur du complexe
balnéaire, qui fut lui-même abandonné à
l'époque de Tibère. Les fondations et les
sols de ce dernier, et de ses dépendances,
sont suffisamment bien conservés pour
permettre d'en proposer une restitution
tridimensionnelle complète, en partie
fondée sur des parallèles avec des bains
contemporains. Le mobilier trouvé dans
les égouts et dans la cour de service de
l'édifice illustre, pour sa part, les différentes
activités menées à l'intérieur du
bâtiment, aussi bien par ses usagers que
par son personnel de service. Appartenant
à un type d'édifice largement attesté
du sud de l'Italie à la Catalogne, les bains
de Musarna témoignent de la complexité
du processus de romanisation de l'Étrurie
méridionale à la veille de la guerre
sociale.