Département ou région ? : les réformes territoriales de Fénelon à Jacques Attali

Le nombre d'échelons territoriaux et de pouvoirs de décisions ainsi que
l'enchevêtrement des compétences de l'organisation locale, qualifiée de millefeuille
administratif, sont-ils un blocage à la compétitivité économique ? Présentent-ils un
danger pour l'avenir de l'espace ?
La suppression du département préconisée par la commission pour la libération
de la croissance française, présidée par Jacques Attali, provoque un levier de
boucliers sur fond de patriotisme départemental. Au début du dix-huitième siècle,
Fénelon propose la simplification de l'organisation administrative qui freine
l'expansion économique du royaume. Trois quarts de siècle après, la France est
divisée en départements, le département en arrondissements. Trois siècles plus tard,
le département cohabite avec la région, la commune avec l'intercommunalité. De
Fénelon à Jacques Attali, les projets de réformes territoriales sont remis sur le
métier périodiquement en raison des mêmes motifs exprimés avec les synonymes
de leur époque : crise économique, gestion de l'espace, sécurité alimentaire...