Au temps de la terre : une mémoire de Vihiers

Depuis le milieu du XIX<sup>e</sup> siècle, l'auteur parcourt les chemins de peines et de
joie des vihiersois, les collines vendéennes et les borderies du Poitou en passant
par les jardins de Loire pour s'arrêter dans le sud de l'Anjou où ses ancêtres,
opposés pendant les guerres de Vendée, se rencontreront par hasard : l'amour fait
bien les choses.
L'école, les travaux très jeune, la famille, la religion, les tranchées de 14-18 à
l'âge de 18 ans, une seconde guerre, sont leur quotidien.
L'auteur décrit aussi les veillées, les coutumes, les processions, les catégories de
cierges, la nuit de noces réservées à la Sainte Vierge, la boîte à sous cachée - au
su de tout le monde - sous les draps, l'état des semelles du pauvre pécheur à genoux
dans le confessionnal, le chemin de fer, l'automobile, la naissance en 1930 du permis
de conduire, les costumes étriqués, boutonnés jusqu'à la Bérézina, la défense
«très passive» de 1940, l'Occupation, la résistance, les marchés et la marchande
des 4 saisons, le curé qui va blanchir les âmes et le charbonnier noircir les couloirs,
croulant sous sa charge de boulets noirs et puis surtout la lecture du ciel afin de mieux
travailler la terre.
En un mot le livre d'un grand-père qui respire les valeurs d'antan : famille, nature,
respect, solidarité et qui répond aux questions d'une adolescente d'aujourd'hui avide
de connaître ses racines, celles de gens ordinaires issus du monde de la terre des
champs et des jardins.