Les rêves éperdus : sonnets antiques et fantaisies en prose

Ces poèmes, lecteur, comme de douces larmes
Ont coulé de mes yeux meurtris sur le papier ;
Ils gardent le regret de mortelles alarmes
Et l'amère douleur des plaisirs expiés.
Pourquoi faut-il, mon Dieu, que nous trouvions des charmes
A scander lentement nos chagrins épiés ?
Et si nos bras rompus laissent tomber leurs armes
Nous vaticinons encor sur le trépied.
«Ces poèmes remarquables m'ont donné d'autant plus de plaisir qu'ils m'ont remis en mémoire un courant poétique dont j'avais apprécié les productions dans ma jeunesse, cette "école romane" qui part de Jean Moréas, et dont les représentants les plus connus furent probablement Raymond de La Tailhède (1867 - 1938) et Ernest Raynaud (1864 - 1936)...»
Les extraits qui figurent dans ce recueil sont présentés et publiés aujourd'hui par ses fils Jean et Edmond, en hommage à sa mémoire.
Ecritures