La plateforme du rêve : figures américaines de la fonction de loisir : conférence donnée à l'Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg dans le cadre du cycle Le merveilleux, l'envers du réel ? le 23 janvier 2002

La ville du XX<sup>e</sup> siècle et celle notamment
de l'après-guerre s'est organisée et pensée
à partir de la distinction de fonctions
fondamentales : « habiter, travailler,
se récréer, circuler » (Le Corbusier,
Charte d'Athènes ). L'urbanisme moderne
s'est traduit sous forme de zones.
Il s'agit ici d'interroger ce fonctionnalisme
de l'urbain à partir de l'une de ces fonctions,
la fonction de loisir, comprise et interprétée
par les entertainers comme la « part du rêve »,
en opposition aussi bien à l'industrie
(le travail) qu'à l'habitat. L'exemple de
la côte Ouest des États-Unis (Los Angeles,
Disneyland, Hollywood, Las Vegas,...)
nous donne à voir un cas-limite où
le divertissement, en devenant industrie
à grande échelle, tend à englober non
seulement les loisirs mais peut-être bien
la ville entière et les apparences de
sa réalité.