Munich 1900 : la Sécession, Kandinsky et le Blaue Reiter : architecture, peinture, design, théâtre, musique, cabaret, littérature, art du livre, édition

Au tournant du XX<sup>e</sup> siècle, Munich est à l'apogée de son
développement culturel et, capitale de province dans l'ombre
de la métropole, elle a progressivement acquis une importance
que ni sa taille ni sa capacité politique n'auraient permis
de justifier.
La contribution particulière de Munich à une histoire
culturelle de la modernité réside dans son entêtement et dans
son autonomie. Ce qui se passe ici est un peu plus déroutant
qu'ailleurs : les provocations sont bruyantes, les dénonciations
de blasphèmes, catholiques, et les invocations à l'harmonie
des mondes, ésotériques. Sous des noms tels que «Jugendstil»,
«Simplicissimus» ou «Der Blaue Reiter», des associations
sont propulsées sous les feux de la rampe internationaux.
Des «princes artistes» tels que Franz von Lenbach,
Franz von Stuck ou Adolf von Hildebrand vivent à Munich.
Schwabing cultive son attractivité. Karl Valentin sonde son
terrain. Thomas Mann reste près de quarante ans, Giorgio
De Chirico, trois. Marcel Duchamp se sert de son expérience
munichoise comme d'un tremplin vers une carrière
internationale.
Dans cet ouvrage illustré de plus de 500 illustrations,
le critique d'art Rainer Metzger et l'iconographe Christian
Brandstätter esquissent le portrait kaléidoscopique d'une
quasi-métropole rayonnante.