Rôles, action sociale et vie subjective : recherches à partir de la phénoménologie de Michel Henry

Comment penser le rapport des rôles à l'affectivité
originaire de la vie ? Quelle place les rôles occupent-ils
dans la vie subjective des individus et quelle
fonction remplissent-ils dans l'accroissement de leur
désir de vivre et d'engagement ? Comment ces rôles
s'articulent-ils au processus de construction d'un
monde commun ? Car si l'expérience des rôles peut
générer de la souffrance sociale, n'est-elle pas en
même temps nécessaire à la montée en puissance
d'une véritable créativité individuelle et collective ?
À partir d'une reprise des thèses les plus fondamentales
de la phénoménologie de Michel Henry, cet
ouvrage a pour objectif de montrer de quelle façon
une certaine expérience des rôles est nécessaire à
l'intensification de l'épreuve que les individus font
de la singularité radicale de la vie, de sa partageabilité
et de sa créativité.
En ouvrant un champ de recherche inédit consacré
au rapport entre les rôles et l'épreuve que les
individus font de leur appartenance à la dynamique
d'une vie tout aussi originairement commune que
singulière, l'auteur démontre ainsi que si un certain
usage des rôles participe à une aliénation de la vie,
un autre usage est requis pour libérer les forces de
vie des individus.
Avec ce projet d'une phénoménologie radicale de
la vie sociale, c'est du rapport entre les rôles et la
créativité de la vie dont il est essentiellement
question.