Lorsque finira la guerre

Une enfance vécue dans l'histoire bouleversée d'une époque (1931-1947)
: la II<sup>ème</sup> République espagnole, la Guerre civile et l'exil, en Suisse
et en France d'abord, au Mexique ensuite. Par la force de l'écriture,
Enrique de Rivas recrée le monde de l'enfant et du jeune homme qu'il a
été. Ce récit va bien au-delà d'une simple évocation des souvenirs et de
la mémoire historique. Entre l'Espagne et ses pays d'exil, l'enfant grandit
comme l'eau d'un fleuve, il capte les sons, les couleurs, les images des
lieux traversés ou habités pour les réinventer et en faire sa musique
intérieure, son monde intérieur, encore invisible. Un fleuve avec ses
creux, ses eaux calmes et ses orages. Et tout ce temps d'exil s'écoule
autour d'un espoir messianique : «Lorsque finira la guerre», il y aura
le retour en Espagne, la libération du père. Puis l'attente deviendra,
longtemps, «lorsque Franco tombera». Cet espoir est le fil qui porte le
récit, menant l'enfant au seuil de l'âge adulte et à l'éveil à la poésie. C'est
en poète qu'Enrique de Rivas nous conte ce cheminement de l'être.